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Cycle 3 (CM - 6e)



Sommaire

Les faits religieux sont absents des objectifs généraux du cycle, bien qu’il soit question de compréhension du monde. L’idée de connaissance plus objective du monde, invoquée dans ces objectifs, fait porter l’emphase sur la démarche scientifique et met de côté les représentations, qui permettraient de plus mobiliser les faits religieux.


Pour ce qui est du socle commun, le domaine 3 (la formation de la personne et du citoyen) insiste sur la portée civique des enseignements : l’histoire doit d’abord étudier comment ont été conquis les libertés et les droits en vigueur aujourd’hui en France et de comprendre les devoirs qui incombent aux citoyens.
Le domaine 4 (les systèmes naturels et les systèmes techniques) insiste sur les comportements responsables : la géographie doit d’abord faire comprendre l’impératif d’un développement durable.
Le domaine 5 (les représentations du monde et l’activité humaine) offre des possibilités d’intégrer les faits religieux malgré quelques approches restrictives. Le français et l’enseignement des arts doivent mettre les œuvres en contexte, et l’enseignement des langues vivantes doit construire une culture humaniste en faisant découvrir les spécificités culturelles des pays et régions concernés. En revanche, l’histoire et la géographie doivent d’abord créer une culture commune, certes en confrontant à d’autres temps et d’autres espaces.

 

  • Le français reste fondé sur la maîtrise du langage. Néanmoins, les élèves doivent être capables de comprendre et interpréter un texte écrit. Le programme invite le professeur à utiliser des supports variés et riches tant sur le plan linguistique que celui des contenus. Les élèves doivent distinguer les types de texte et les genres littéraires ; l’identification des références culturelles et des valeurs présentes dans les textes peuvent être l’occasion pour le professeur, même s’il n’y est pas spécifiquement invité, d’introduire les faits religieux.
  • Les thèmes au programme de culture littéraire et artistique, même s’ils ne font pas explicitement référence aux faits religieux, sont une première approche. Se confronter au merveilleux, à l’étrange ou Récits de création invitent à étudier la mythologie, parfois en lien avec le programme d’histoire. La morale en questions, par l’étude et l’interrogation des valeurs morales, peut se faire aussi à travers des faits religieux.
  • Le programme de langues vivantes insiste toujours sur le lien avec la culture et les modes de vie, ce qui offre des possibilités pour étudier les faits religieux, à travers la compétence Découvrir les aspects culturels d’une langue vivante étrangère ou régionale. Comme indiqué dans l’entrée activités culturelles et linguistique, « Les réalités culturelles des pays et régions dont on étudie la langue restent l’entrée privilégiée des apprentissages ».
  • En arts plastiques, une plus grande place est faite aux connaissances, même si la priorité reste la production par les élèves et l’expérimentation. La compétence Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques prévoit de décrire et comprendre les œuvres d’art et d’identifier les caractéristiques qui inscrivent une œuvre d’art dans son contexte. S’il n’est pas explicitement question de faits religieux, ceux-ci peuvent être mobilisés pour la compréhension de certaines œuvres.
  • En revanche, en éducation musicale, l’écoute est surtout destinée à éveiller la sensibilité et susciter l’expression des points de vue.
  • Le cycle 3 voit l’apparition de l’enseignement d’histoire des arts. Cet enseignement pluridisciplinaire implique explicitement un recours aux faits religieux à plusieurs reprises. En termes de compétences, les élèves doivent :
    - identifier des personnages mythologiques ou religieux ;
    - connaître les mythes antiques et fondateurs, notamment bibliques ;
    - mettre en relation un texte connu (récit, fable, poésie, texte religieux ou mythologique) et plusieurs de ses illustrations ou transpositions visuelles, musicales, scéniques, chorégraphiques ou filmique.
  • Le cycle 3 est aussi celui de l’apparition de l’histoire-géographie comme discipline spécifique.
    - Un des objectifs est de distinguer histoire et fiction : même si les faits religieux ne sont pas évoqués, le lien avec les récits d’origine peut permettre de faire la différence entre récit historique et récit religieux. Le programme d’histoire comporte plusieurs entrées consacrées aux faits religieux. En CM1, le christianisme est présenté comme un héritage de l’Empire romain ; le baptême de Clovis, la création d’un empire romain-chrétien par Charlemagne et la figure de Louis IX « roi chrétien » permettent de mesurer l’importance du christianisme au Moyen Âge ; l’étude de l’édit de Nantes est lié à celle des guerres de religions, mais on pourra difficilement faire l’économie d’une rapide présentation de la Réforme. Le CM2 ne prévoit aucune étude des faits religieux. Le programme de 6e repart de l’Antiquité. L’étude des mythes polythéistes permet une première approche des faits religieux. Ceux-ci sont explicitement mentionnés dans le 2e thème, Récits fondateurs, croyances et citoyenneté dans la Méditerranée antique au Ier millénaire av. J. C. : « ce thème propose une étude croisée de faits religieux, replacés dans leurs contextes culturels et géopolitiques. » L’étude des polythéismes est complétée par celle de la naissance du judaïsme, présenté comme un monothéisme dans un monde polythéiste. Le thème suivant (l’Empire romain dans le monde antique) comporte une entrée consacrée aux chrétiens dans l’Empire, qui permet d’étudier la naissance et le développement du christianisme jusqu’à la création d’un christianisme impérial.
    - La géographie se concentre sur la notion d’habiter. Malgré l’invitation à découvrir différents lieux dans le monde, la priorité reste les territoires de proximité, sans que soit prise en compte la dimension spatiale des faits religieux.
  • Le programme de sciences et technologie prévoit que les disciplines scientifiques concourent à la construction d’une première représentation globale, rationnelle et cohérente du monde dans lequel l’élève vit. Dans les compétences à acquérir, les élèves doivent pouvoir replacer des évolutions scientifiques et technologiques dans un contexte historique, géographique, économique et culturel. La question du créationnisme n’est pas explicitement évoquée, mais les professeurs peuvent s’y trouver confronté ou décider d’utiliser l’étude de la démarche scientifique pour faire comprendre la différence avec les vérités révélées.
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