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La religion en Mésopotamie au IIIe millénaire av. J.-C.

Par Grandpierre Véronique

Programme de 6e en histoire-géographie


Sommaire

Définition et présentation du sujet et éléments de cadrage

L’étude de l’Orient antique constitue le premier chapitre d’histoire du programme de 6e. Le cadre chronologique est celui du IIIe millénaire av. J.-C. Le professeur a le choix d’étudier plus précisément l’Égypte ou l’Orient.

Quelles sont les limites géographiques de cet Orient ? Il ne s’agit ni du Croissant fertile (zone où l’apport en pluie est suffisant pour une agriculture sèche), ni de la Mésopotamie stricto sensu (du grec meso « entre » et potamos « fleuves » c’est-à-dire entre le Tigre et l’Euphrate), encore moins de l’Orient des orientalistes qui commence à l’Ouest au Maroc, mais de ce que les spécialistes appellent le Proche-Orient asiatique et qui correspond au sud de la Turquie, à la Syrie, à l’Irak et à l’ouest de l’Iran.

À l’aube du IIIe millénaire av. J.-C., et depuis bien longtemps, la maîtrise de l’irrigation a permis de mettre en valeur les vallées tout en drainant les zones marécageuses ; les hommes se sont établis dans des villes qui se sont développées ; ils ont mis en place des structures étatiques ; et à compter de la fin du IVe millénaire av. J.-C., ils ont inventé l’écriture à partir d’un matériau abondant à savoir l’argile et le roseau. Les sociétés du IIIe millénaire av. J.-C. ne sont donc pas les premières civilisations stricto sensu mais les premières que nous pouvons appréhender dans leur ensemble et à travers leurs multiples facettes, en croisant découvertes archéologiques et données épigraphiques.

Deux grands groupes ethniques, déjà mêlés au IIIe millénaire av. J.-C., occupent alors ce territoire : les Sumériens et les Akkadiens. Les Sumériens constituent un peuple dont l’origine est encore inconnue. Ils sont plus nombreux au sud de l’espace considéré, soit près du golfe Arabo-persique. Les Akkadiens, sont d’origine sémite et sont plus nombreux  au nord de cet espace. Ce ne sont sans doute pas les premiers peuples autochtones. La toponymie et l’onomastique en témoignent, mais l’influence des précédentes populations sur la culture mésopotamienne est très difficile à définir exactement. Sumériens et Akkadiens étant déjà très mélangés dès le début de la période attestée par les textes, les éléments qui relèvent de l’une ou de l’autre culture sont très délicats à déterminer et sont actuellement l’objet de controverses entre experts.

Au cours de cette période, les micro-États du début du millénaire (époque dite « des dynasties archaïques ») laissent la place à de plus vastes constructions territoriales, comme celle de Sargon d’Akkad (2334-2279) et Narâm-Sîn (2254-2218) qui s’étend jusqu’à la Méditerranée, ou, à la fin du millénaire (période dite de la « Renaissance sumérienne »), celles des États d’Uruk avec le roi Utu-hegal, de Lagaš avec le roi Gudéa (2120-2100), et celui d’Ur avec les rois Ur-Namma (2112-2095) fondateur de la IIIe dynastie et son fils Šulgi (2094-2047).

Les 10 % du programme d’histoire de 6e (soit environ quatre heures) consacrés à ce chapitre doivent également prendre en compte la naissance et le rôle de l’écriture ainsi que l’évaluation des connaissances des élèves sur l’ensemble du chapitre. Les aspects religieux sont donc à intégrer dans une étude forcément très générale. Celle-ci doit par ailleurs nécessairement s’effectuer à partir de l’étude d’un site ou d’un monument. Il faut donc choisir avec attention celui-ci afin que tous les aspects (politiques, économiques, religieux, sociétaux, artistiques et épigraphiques) y soient représentés. Les plus aisés à donner à analyser à des élèves de 6e nous semblent être : les sites d’Ur, Uruk ou Lagaš en Irak, d’Ebla et Mari en Syrie ; les monuments : la Stèle des Vautours, la Stèle de Narâm-Sîn ou l’une des statues du roi Gudea de Lagaš, toutes visibles au Musée du Louvre et pour lesquelles des fiches de présentation sont déjà disponibles. Il est bien évidemment possible d’effectuer un travail en interdisciplinarité avec les arts plastiques, moins difficile à réaliser qu’avec les Lettres sur les grandes épopées des rois légendaires dans leur version sumérienne.

Les sources

Outre les découvertes archéologiques : constructions architecturales et iconographie, le IIIe millénaire av. J.-C. offre aussi de nombreuses sources épigraphiques issues des tablettes en argile recouvertes d’écriture cunéiforme en langue sumérienne ou akkadienne (assyrien, babylonien). On dispose ainsi d’abord de listes de noms de divinités dont les plus anciennes remontent à 2500 av. J.-C. ; ces listes sont recopiées par la suite pendant plusieurs  millénaires. On dispose également de textes mythologiques – datés là aussi du IIIe millénaire av. J.-C. écrits en sumérien. Ceux-ci sont souvent connus par des copies de l’époque paléo-babylonienne c’est-à-dire datant du IIe millénaire av. J.-C. –, On dispose enfin d’hymnes, d’inscriptions royales mais aussi – et c’est la particularité de l’Orient ancien – de textes dits « de la pratique », telles que les listes d’offrandes offertes aux dieux, les serments par les divinités ou par leurs emblèmes prêtés à l’occasion de procès…

Des dieux souvent anthropomorphes

Les habitants de Mésopotamie sont polythéistes. Si on observe certaines formes de syncrétisme entre les divinités sumériennes et akkadiennes, il n’y a pas cependant de panthéon fixé pour l’ensemble du territoire. Chaque État, parfois réduit à une ville et à sa campagne environnante, est protégé par une divinité particulière : Inanna (en sumérien) / Ištar (en akkadien), la déesse de l’amour et de la guerre à Uruk ; Nanna (en sumérien) / Sîn (en akkadien), le dieu Lune à Ur ; Utu (en sumérien) / Šamaš (en akkadien) le dieu du soleil et de la justice à Larsa et à Sippar ; Enki (en sumérien) / Ea (en akkadien) à Eridu, etc. La plupart des dieux sont honorés dans leur propre ville, mais aussi dans d’autres localités. Il y a donc plusieurs temples différents dans un même État. An, le dieu du Ciel est ainsi honoré à Uruk, ville protégée par la déesse Inanna. Celle-ci apparaît parfois comme la fille du dieu An (le Ciel), parfois comme celle du dieu Nanna (le dieu Lune). Si la généalogie des dieux varie selon les traditions, il existe cependant quelques constantes : An le dieu du Ciel est le père des dieux. Séparé de Ki, la Terre, il confie le pouvoir à son fils Enlil, le dieu de l’air c’est-à-dire de l’espace entre la Terre et le Ciel. Celui-ci gouverne avec l’aide du dieu Enki, le dieu de la sagesse, ordonnateur de toutes choses, créateur de l’humanité. On trouve à leurs côtés une triade astrale composée de Nanna / Sîn la Lune, Utu / Šamaš le Soleil et Inanna / Ištar déesse de l’amour et de la guerre, associée à la planète Dilbat c’est-à-dire Vénus. Bien d’autres divinités existent : Nisaba la déesse de l’agriculture et de l’écriture, Ninkasi celle de la fabrication de la bière, Gula celle de la médecine…

Ces dieux sont imaginés vivant comme des humains, en famille avec femme ou mari, enfants, serviteurs. À quoi ressemblent-ils ? La question de la représentation ou de la non représentation de la divinité existe déjà. La plupart du temps, les dieux sont représentés de façon anthropomorphe. Ils se différencient généralement des simples mortels par le port d’une tiare à corne. À défaut de statue retrouvée, l’iconographie, notamment celle des sceaux-cylindres ou des plaques perforées, peut aider à différencier les dieux. La déesse Inanna / Ištar est ainsi associée au lion, au régime de dattes, à l’arc et au carquois empli de flèches et de masses d’arme, et l’est également à l’étoile à huit branches, à la ziggurat et l’arc en ciel ; le dieu Enki / Ea a des flots symbolisant le Tigre et l’Euphrate lui sortant des épaules, des poissons remontent à contre courant vers lui, un agneau est souvent représenté dans ses bras ou à ses pieds ; le dieu Utu / Šamaš a quant à lui, des rayons ardents lui sortant des épaules, son bras est armé d’un couteau cranté…

Ces dieux vivent comme des hommes tout en leur étant supérieurs en tout : ils sont donc plus puissants, plus forts, plus intelligents mais aussi plus violents lorsqu’ils sont en colère. Ils se distinguent du commun par la splendeur divine qu’ils dégagent (MELAM en sumérien / melamum en akkadien). Ils détiennent les ME, essence de toutes choses, et peuvent fixer le destin des hommes. Mais s’ils ont une vie éternelle, ils ne sont pas pour autant immortels. Quelques rares exceptions sont là pour le rappeler : ainsi Dumuzi, l’époux d’Inanna, meurt, mais cette mort n’est pas définitive car il renaît tous les ans au printemps, ce culte étant lié au retour de la végétation.

Les temples, à la fois sanctuaires et centres économiques

Les dieux habitent dans des structures que nous appelons « temple » mais qui ne sont pas, à l’époque, désignées par un terme spécifique. On emploie alors le mot É en sumérien / bîtum en akkadien qui signifie « maison » comme s’il s’agissait de la demeure d’un simple particulier. Le temple est la résidence de la divinité sur terre. Elle est située en miroir d’une autre demeure qui se trouve au ciel ou dans le monde des morts en ce qui concerne la déesse Ereškigal, reine des Enfers.

Les plus anciennes structures ayant pu avoir une fonction cultuelle ont été découvertes à Eridu (début du Ve millénaire av. J.-C.), à Uruk et Tepe Gawra (IVe millénaire av. J.-C.). La plupart du temps, les lieux étant considérés comme sacrés, les bâtiments se succèdent au même endroit et ce parfois sur plusieurs millénaires, comme à Eridu.

Le sanctuaire est un vaste ensemble formé de plusieurs bâtiments, de vastes cours. À la fin du IIIe millénaire av. J.-C., une construction architecturale particulière apparaît : la ziggurat (de l’akkadien zaqârum : être élevé) composée d’une superposition de terrasses pleines. À quoi sert-elle ? Compte tenu des couleurs dont était recouvert chacun des étages des ziggurats du Ier millénaire, notamment celle de Dûr-Šarrukîn (l’actuelle Khorsabad en Irak), une fonction astronomique a été attribuée à ces édifices, mais chaque ziggurat présentant une orientation différente, leur fonction précise est encore largement ignorée. Temple et ziggurat sont dotés de noms qui rendent compte de leur sacralité. Ainsi à Ur, la ville du dieu Nanna, le sanctuaire s’appelle É.KIŠNU.GAL « temple de la grande lumière », et la ziggurat, É.TEMEN.NI.GUR « temple aux fondations imposantes ». À proximité se dresse la résidence de la parèdre de Nanna, la déesse Ningal, qui sert aussi de GIPAR, c’est-à-dire de demeure pour la Grande Prêtresse (entum).

Le temple n’est pas comme dans les futures religions monothéistes, un lieu de rassemblement de fidèles. Seul le personnel religieux, celui chargé du culte en son sens strict a le droit d’y pénétrer. Il n’y a pas de terme générique correspondant à ce que nous désignons par « prêtre ». Les titres sont nombreux, et il est parfois difficile de déterminer à quelles fonctions particulières ils renvoient exactement. Le personnel du temple est composé de ceux qui doivent assurer quotidiennement le service des dieux. À l’intérieur du sanctuaire, dans l’une des pièces, se dressent les statues de culte. Aucune trace de ces dernières n’ayant été trouvée pour les périodes précédentes, peut-être ne sont-elles apparues qu’au cours du IIIe millénaire av. J.-C., à partir de l’empire d’Ur III. Selon William W. Hallo, alors qu’au cours du IIIe millénaire av. J.-C, le roi acquiert certains attributs divins, réciproquement le divin aurait alors pris des aspects humains dans sa représentation. Ceci aurait eu pour conséquence la mise en place d’un  rituel de plus en plus concret, c’est-à-dire de plus en plus tourné vers la statue elle-même. Ces statues ne sont pas de simples représentations du divin, elles sont le divin lui-même. C’est le sens du rituel de « l’ouverture de la bouche » : lors de cette cérémonie qui dure deux jours et se termine par une procession, on fait semblant de couper les mains de celui qui a fabriqué la statue ; il jure qu’il n’en est pas lui-même l’auteur mais que c’est là l’œuvre de Ninagal, le forgeron d’Enki puis la statue est dotée des cinq sens. Les dieux vivant de la même manière que les hommes, les statues sont habillées, parées de bijoux, doivent boire et manger quatre fois par jour, se distraire, voyager… Les offrandes sont variées comme en témoigne le décor du fameux vase en albâtre d’Uruk daté du début du IIIe millénaire av. J.-C. visible au Pergamon Museum. Les livraisons de bétail pour les dieux sont par ailleurs très bien documentées  notamment pour le XXIe siècle av. J.-C. (époque de la IIIe dynastie d’Ur) par les tablettes découvertes provenant de Puzriš-Dagan (l’actuelle Drehem), un grand centre d’engraissement d’animaux à l’échelle de l’empire. Une fois présentées aux dieux, ces offrandes sont redistribuées au personnel.

Il faut ainsi une grande quantité de personnes pour pourvoir aux besoins des dieux, bien supérieur en nombre à celui du clergé qui s’occupe exclusivement du culte. Toutes catégories confondues, on trouve des purificateurs, des musiciens, du personnel administratif (intendant, comptables…), des brasseurs pour préparer la bière – boisson des dieux par excellence –, des cuisiniers, des couturiers pour confectionner les habits, des orfèvres pour fabriquer la vaisselle… jusqu’au balayeur parfois associé au purificateur ou au gardien de troupeau pour fournir la laine et la viande, au boucher pour tuer l’animal, au cultivateur...! Ce personnel peut être rétribué par le temple de plusieurs façons, soit en donnant de façon temporaire un champ et en lui permettant de l’exploiter pour son propre compte, soit en lui octroyant une ration proportionnelle à sa place dans la hiérarchie des desservants. C’est la raison pour laquelle les temples, comme les palais, sont de très grands propriétaires fonciers et de grands centre économiques effectuant à l’occasion commerce et prêts.

Un roi, à mi-chemin entre les hommes et les dieux

Selon la Liste royale sumérienne, « la royauté est descendue du ciel », thème que l’on retrouve dans les textes mythologiques décrivant la création et l’ordonnancement du monde comme dans la Joute entre l’oiseau et le poisson : « Il (= Enki) institua dans le territoire villes et hameaux et y multiplia les têtes noires (= la population). Pour pasteur il leur donna un roi qu’il promut à leur tête en qualité de Prince et fit rayonner partout comme une indéfectible lumière. » La royauté est donc une institution d’origine divine. La stèle du roi sumérien Ur-Nammu (2112-2095) présente le souverain d’Ur faisant une libation à Nanna, le dieu poliade (c’est-à dire protecteur de la ville), celui-ci tenant entre ses mains une corde et un bâton, les insignes de la royauté. Dans ses inscriptions, le roi revendique à la fois son appartenance à la lignée royale mais aussi au fait d’avoir été choisi par les dieux. Au cours du IIIe millénaire av. J.-C., la fonction royale se rapproche donc de celle du divin. Ainsi, la stèle des Vautours trouvée à Tello, l’ancienne Girsu, capitale du royaume de Lagaš (datée de 2460 av. J.-C. et visible au musée du Louvre), l’inscription relate la naissance du roi sumérien Eannatum, entouré de plusieurs divinités :

« Ningirsu (= le dieu poliade de Lagaš) implanta la semence d’Eannatum dans le sein de Ninhursag (= la déesse du sol). Ninhursag l’enfanta. En Eannatum, Ninurta (= le dieu guerrier fils d’Enlil le roi des dieux) se réjouit. Inanna (= la déesse de l’amour et de la guerre)  lui prit le bras. Elle le nomma de ce nom: “digne de résider dans l’Eanna d’Inanna de l’Ebgal”. Elle l’assit sur les genoux sacrés de Ninhursag. Ninhursag l’allaita de ses mamelles sacrées… ».

La stèle du roi akkadien Narâm-Sîn commémorant sa victoire contre Satuni, le roi des Lullubi, renforce cette place particulière du roi. Celui-ci apparaît plus grand que les autres humains, son nom est précédé du pré-déterminatif divin ; il arbore une tiare à corne, l’apanage habituel des dieux, et il regarde vers le sommet de la montagne, qui constitue leur domaine traditionnel. À la fin du IIIe millénaire av. J.-C., les rois de la IIIe dynastie d’Ur, issus de la famille royale d’Uruk, cherchent à renforcer leur légitimité face aux autres États comme celui de Lagaš et à étendre leur domination. Pour cela ils font rédiger ou remettre en forme de brillantes épopées consacrées aux rois légendaires de Sumer comme Lugalbanda ou Gilgameš auxquels ils prétendent se rattacher généalogiquement.

Le roi est ainsi un intermédiaire privilégié entre les hommes et les dieux. Si le thème du « roi-prêtre » n’est plus historiographiquement d’actualité, le souverain occupe clairement une position à part parmi les humains. Il est l’élu des dieux, au-dessus des hommes, mais s’il ne se montre pas digne de sa charge, il peut être défait. Ses actions doivent donc être irréprochables et refléter les volontés divines. C’est la raison pour laquelle il doit faire régner en son royaume la paix et la justice comme il le rappelle dans le prologue des recueils de lois.

De même, il revient au roi, seul à avoir concrètement les moyens tant logistiques qu’humains de le faire, de bâtir et surtout, d’entretenir les temples. Ce rôle de roi bâtisseur est visible dans l’iconographie où le souverain apparaît avec une corbeille emplie de briques sur la tête comme sur la plaque perforée du roi sumérien Ur-Nanše, ou avec un plan sur les genoux telle la statue assise du roi Gudéa. Le thème est également très présent dans les inscriptions royales dans lesquelles le souverain insiste sur l’emploi de matériaux rares d’origine lointaine (bois, pierre, lapis-lazuli, cornaline…). « Pour son roi Ningirsu, il (= Gudea) fit resplendir les rites. Il lui construisit son temple É.NINNU –, il le lui restaura, il lui bâtit à l’intérieur son GIGUNU bien-aimé en bois de cèdre parfumé. » Le roi prend également une part active au culte notamment lors des fêtes importantes.

Bibliographie

La plupart des ouvrages et des articles spécialisés sur l’Orient au IIIe millénaire av. J.-C., sont rédigés en allemand ou en anglais, et ne sont disponibles que dans les bibliothèques spécialisées. Ne sont donc présentés ici que les ouvrages les plus faciles d’accès.

Atlas

  • Roaf M., Cultural Atlas of Mesopotamia and the Ancient Near East, Oxford, Equinox, 1990. Traduction française par Talon P., Atlas de la Mésopotamie et du Proche-Orient Ancien, Turnhout, Brepols, 1991.

Dictionnaires

  • Black, J. et Green, A., Gods, Demons and Symbols of Ancient Mesopotamia, Londres, British Museum Press, 1992.

  • Joannès, F. (dir.), Dictionnaire de la civilisation mésopotamienne, Paris, Robert Laffont, 2001.

Études générales

  • Grandpierre, V., Histoire de la Mésopotamie, Paris, Gallimard, 2010 rééd en 2013.

  • Margueron, J.-Cl. et Pfirsch L., Le Proche-Orient et l’Égypte antiques, Paris, Hachette Supérieur, 1996.

  • Sallaberger, W. et Westhenholz, A., Mesopotamien, Akkade-Zeit und Ur III-Zeit, OBO 160/3Fribourg /Göttingen, 1999.

  • Sasson J. M. (dir.), Civilizations of the Ancient Near East, New York, Hendrickson Publishers, 1995.

Études particulières

  • Bottéro J. et Kramer S. N., Lorsque les Dieux faisaient l’Homme, Paris, Gallimard, 1989.

  • Grandpierre, V., Sexe et Amour de Sumer à Babylone, Paris, Gallimard, 2012.

  • Hallo, W. W., « Cult, Statue and Divine Image: A Preliminary Study », dans W. W. Hallo (dir.), Scripture in Context 2, More Essay on the Comparative Method, Winona Lake, Eisenbrauns, 1983, p. 1-18.

  • Hallo, W. W., « Texts, Statues and the Cult of the Divine King », Congress Volume: Jerusalem 1986, Vetus Testamentum 40 supplément, Leyde, Brill, 1988, p. 54-66.

  • Kramer, S. N., Le mariage sacré, Paris, Berg international, 1983 (éd. orig. : The Sacred Marriage Rite, 1969), rééd en 2011 sous le titre L’érotisme sacré de Sumer à Babylone.

Iconographie

  • Parrot, A., Sumer, Paris, Gallimard, l’Univers des formes, 1960.

  • Strommenger, E.et Himmer, M, 5000 ans d’art Mésopotamien, Paris, Flammarion, 1962.

  • Deshayes, J., Les civilisations de l’Orient ancien, Paris, Arthaud, 1968.

  • Caubet, A. et Pouysségur, P., Aux origines de la civilisation : L’orient ancien, Paris, Terrail, 1997.

Sites Internet

Les musées

L’épigraphie

Les œuvres

http://www.louvre.fr/oeuvre-notices/gudea-prince-de-lagash-statue-assise-dediee-au-dieu-ningishzida

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Référence du document

« Grandpierre Véronique, La religion en Mésopotamie au IIIe millénaire av. J.-C. » , 2013 , IESR - Institut Européen en Sciences des Religions , mis à jour le: 16/12/2016, URL : http://www.iesr.ephe.sorbonne.fr/ressources-pedagogiques/fiches-pedagogiques/religion-mesopotamie-au-iiie-millenaire-av-j-c

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