IESR - Institut européen en sciences des religions

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[formation]: FormationCours du soir et journées de formation en sciences religieuses (2011-2012)
Formation continue IESR-EPHE

Ce document est une archive du site IESR.

Les cours se déroulent, selon les cycles, à l’IESR ou au bâtiment France

Présentation des cours du soir et journées de formation

L’IESR et la section des sciences religieuses de l’EPHE proposent des cycles de conférences ouverts à tout public, animés par des enseignants de l’EPHE ou des chercheurs invités. Les religions y sont abordées par leurs dimensions historique, sociologique, juridique et philosophique, dans une perspective distanciée, pluraliste et laïque.

  • L’École pratique des hautes études (EPHE) est un établissement public d’enseignement supérieur et de recherche.

  • L’Institut européen en sciences des religions (IESR) est un institut de formation de l’EPHE, associé à la Section des Sciences religieuses, qui a pour but de constituer un lieu laïque d’expertise et de conseil sur l’histoire et l’actualité des questions religieuses.

Renseignements pratiques

Contacts

Pour obtenir des renseignements complémentaires :

Tarifs des cours

Inscription

Tarif

Accès

Conférence d’essai

18 €

Tout public

Passeport EPHE-IESR

180 €

Accès illimité à toutes les conférences de l’année, réservation recommandée auprès de formation.continue@ephe.sorbonne.fr ou au 01-53-63-61-67

Tarif normal

Selon le cycle

Tout public hors public préférentiel ou réduit

Tarif réduit

Selon le cycle

  • Aux auditeurs de l’EPHE, aux étudiants, aux chômeurs

  • Aux titulaires de la carte MAHJ (joindre impérativement la photocopie d’un justificatif)

  • Aux adhérents de la Carte Blanche et de Muséo (joindre impérativement la photocopie d’un justificatif)

  • Dès la 2e inscription à un cycle.

Tarif préférentiel

Chaque cycle à 20 €

Pour les personnels enseignants et administratifs de l’enseignement des 1er et 2nd degrés (joindre impérativement la photocopie d’un justificatif)

Inscription

  1. consultez le programme et les tarifs ;

  2. choisissez votre mode d’inscription (passeport ou cycles indépendants) et déterminez votre tarif (normal, préférentiel ou réduit) ;

  3. téléchargez et imprimez le bulletin d’inscription ;

  4. adressez le bulletin rempli, accompagné d’un chèque :

    1. à l’ordre de l’Agent comptable de l’EPHE ;

    2. à l’adresse : EPHE — Formation Continue — 46, rue de Lille — 75007 Paris.

  5. inscription à chaque cycle choisi pour les détenteurs de passeport (accès dans la limite des places disponibles)

Accès aux salles de cours

Consulter chaque descriptif de cycle pour connaître la localisation (IESR ou bâtiment France) :

  • Cours à l’IESR : 14 rue Ernest-Cresson (porte cochère verte à gauche de l’entrée principale), 75014 Paris, MDenfert-Rochereau ou Mouton-Duvernet

Plan d’accès à l’IESR (cliquez sur l’image pour une vue plus large) :  

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  • Cours au bâtiment France (salle 117) : Immeuble de France, 190 avenue de France, 75013 Paris, MQuai de la Gare, RER C Bibliothèque François Mitterrand.

Plan d’accès au bâtiment France (cliquez sur l’image pour une vue plus large) :

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Programme 2011-2012

Du bouddhisme indien au bouddhisme en Chine

  • Cycle du soir en septembre 2011 au bâtiment France – 3 jeudis (18h30 / 20h)

  • Tarif normal : 48 € - Tarif réduit (voir le bulletin d’inscription) : 30 €

Le VIe siècle av. J.-C. est une période qui voit l’éclosion de nouvelles pensées philosophiques qui seront à l’origine du développement de l’hindouisme actuel, mais aussi de ses remises en cause avec le jaïnisme et le bouddhisme.

À l’intérieur du dharma hindou, nous analyserons ces nouveaux concepts à l’origine des Upanishad, « tu es cela », puis nous présenterons quelques-uns des grands systèmes philosophiques. Le jaïnisme peu connu en Occident eut une influence considérable sur la pensée indienne par son respect de la vie sous toutes ses formes, respect mieux connu sous le nom de « non-nuisance » ou de « non-violence ».

Le bouddhisme, qui lui aussi utilisa les nouvelles idées philosophiques du samsara, du karman et de la moksha, eut un destin exceptionnel à travers toute l’Asie. En Chine, sous les Han, il se mesura à la religion chinoise traditionnelle. C’est par l’intermédiaire du taoïsme, dont il utilisa les termes, que le bouddhisme essaya de répondre aux attentes et aux aspirations du peuple chinois. Mais il fallut de nombreux siècles pour traduire les textes et pour arriver à l’éclosion d’un bouddhisme véritablement chinois.

  • Jeudis 29 septembre et 6 octobre et 1er décembre 2011, au bâtiment France - Guy David (IESR)

Hannah Arendt et le christianisme

  • Cycle du soir en sept.-oct. 2011 à l’IESR – 4 mardis (18h30 / 20h)

  • Tarif normal : 64 € - Tarif réduit (voir le bulletin d’inscription) : 40 €

Après avoir retracé les étapes de la rencontre d’Hannah Arendt avec le christianisme et précisé les auteurs chrétiens qui ont été ses interlocuteurs privilégiés (ceux qu’elle s’est choisis comme compagnons de pensée et qui l’ont escortée sa vie durant), nous aborderons quatre thèmes :

1- La dette conceptuelle contractée par Arendt envers les Pères de l’Église et les Évangiles

Forte de la conviction que, dans les marges de la philosophie se trouvent déposés des trésors de pensée qui n’ont guère été explorés ou exploités par les philosophes, et héritière de la méthode de son maître Rudolf Bultman, Arendt s’attelle à la tâche de mettre au jour ceux renfermés dans le corpus chrétien. Elle doit ainsi à sa lecture d’Augustin, du Nouveau Testament mais aussi du Messie de Haendel, d’avoir pu renouveler le vocabulaire politique et moral de la philosophie (la « liberté », l’« humanité de l’homme » et sa temporalité spécifique ; la « natalité », le « pardon », la notion de « faute irrémissible »...).

2- Les chrétiens et la question, épineuse, de la responsabilité politique

Arendt s’est attachée à prendre la mesure de la rupture avec l’Antiquité qu’introduit l’avènement du christianisme, au travers essentiellement des écrits de Paul et de Tertullien, dans l’appréciation de la vocation politique de l’homme. Ce qui nous conduira au cœur de la conception arendtienne du politique et nous permettra d’élucider certaines de ses conclusions fracassantes, notamment celle affirmant que la fraternité, pas plus que l’amour, n’est une catégorie politique.

3- Les chrétiens et la modernité au travers de l’hommage qu’elle rend aux figures exemplaires à ses yeux, de Péguy, Bernanos ou Chesterton

4- Arendt et la « mort de Dieu » au travers de l’athéisme du poète Brecht et du nihilisme contemporain

Tout au long de ces séances, nous aurons le souci de rattacher les aspects de la pensée d’Arendt à des problématiques philosophiques constitutives du programme de Terminale. Certains points seront susceptibles d’intéresser les professeurs d’histoire.

  • Mardis 27 septembre, 4, 11 et 18 octobre 2011 de 18h30 à 20h, à l’IESR - Bérénice Levet (docteur en philosophie)

Religion et musique : Le Messie de Haendel

  • Cycle du soir en oct./nov. 2011 à l’IESR – 5 lundis (18h30 / 20h)

  • Tarif normal : 80 € - Tarif réduit (voir le bulletin d’inscription) : 50 €

Drame sacré en trois actes, composé par Haendel en 1741 sur un livret de Charles Jennens, Le Messie fut d’abord accueilli triomphalement en Irlande lors de sa création, mais dans un second temps, il déclencha le plus vif scandale en Angleterre. Il fallut quelques années pour que Londres se libère de la cabale dévote qui compromettait le succès du Messie et reconnaisse l’ampleur de la créativité d’Haendel qui avait ainsi profondément rénové le genre de l’oratorio. Ainsi, Le Messie mêle avec génie le théâtre et la liturgie, offrant à l’auditeur une succession de scènes ponctuées par les chœurs les plus grandioses.

Comme ses contemporains baroques, Haendel se fait en effet prédicateur et l’œuvre est alors un véritable portrait du Christ en musique. L’oratorio devient une vaste fresque pour méditer sur la vie humaine, de la naissance à la mort, de l’épreuve à l’espérance.

Ce cycle de cinq cours sera l’occasion d’écouter attentivement le lien entre le discours musical du maître londonien et le projet théologique et spirituel qu’il  met en œuvre.

Aucune compétence musicale n’est pré-requise pour participer à ce cours.

  • Lundis 3, 10, 17 octobre, 7 et 14 novembre 2011, de 18h30 à 20h, à l’IESR - Hélène Décis-Lartigau (musicologue)

Religions et citoyenneté dans l’Antiquité

  • Cycle du soir en novembre 2011 au bâtiment France – 4 jeudis (18h30 / 20h)

  • Tarif normal : 64 € - Tarif réduit (voir le bulletin d’inscription) : 40 €

Ce cycle abordera le rapport entre religions et citoyenneté dans les mondes grec et romain et devrait particulièrement intéresser les enseignants d’histoire.

Jeudis 3 et 10 nov. : Religion et citoyenneté. Monde grec (François de Polignac, EPHE)

1- Dieux des Grecs, dieux des cités.

Le polythéisme grec est marqué par une relation complexe entre le général et le particulier. Les Grecs partageaient la croyance en l’existence et l’intervention d’un même ensemble de dieux, dont plusieurs possédaient des sanctuaires dits panhelléniques ; mais chaque cité se distinguait par un assemblage spécifique de divinités, un « panthéon » local bien caractérisé mais toujours susceptible d’être réaménagé. Comprendre l’articulation entre le singulier et le partagé est un aspect essentiel de l’étude de la religion grecque et de l’analyse du lien entre dimension politique et dimension religieuse de la vie en cité.

2- Le rite, la tradition, l’innovation.

La religion est souvent considérée, à première vue, comme une composante conservatrice de la vie sociale, d’autant plus qu’elle est confiée à des agents spécialisés. La religion grecque peut sembler conforter cette impression dans la mesure où de nombreux documents indiquent que les rites sont accomplis selon la tradition. Ce discours ne peut cependant masquer une réalité beaucoup plus nuancée où l’innovation rituelle, l’introduction de nouveaux dieux, est une réalité pleinement assumée, visible de tous, voire soumise à l’approbation des citoyens, éclairant ainsi un autre aspect du rapport entre religion et citoyenneté.

Jeudis 17 et 24 nov. : Religions et citoyenneté dans le monde romain (Nicole Belayche, EPHE)

1- Le citoyen romain comme sujet religieux dans la religion romaine d'État.

La religion romaine est une religion publique : cela signifie que la relation avec les dieux de l'État – c'est à dire la religion – est menée au nom de la collectivité civique et pour le bien-être collectif. Les cérémonies sont pratiquées par les magistrats assistés d'un pontife ou par des prêtres qui ont un statut public ; elles sont financées par l'État. En tant que citoyen, le Romain est donc lié par les obligations collectives et il participe individuellement à certaines cérémonies qui engagent la permanence de la collectivité. Cela ne l'empêche pas de rendre hommage, en privé, à des dieux de son choix.

2- La situation religieuse après 212, lorsque tous les habitants de l'Empire deviennent citoyens romains.

En 212, l'empereur Caracalla octroie la citoyenneté romaine à tous les habitants de l'Empire. Au plan religieux, cela implique que tous les habitants de l'Empire doivent désormais respecter les obligations de la religion d'État, polythéiste et sacrificielle. On examinera les conséquences de cet édit pour les habitants de l'Empire qui se réclament d'autres dieux, ou d'un autre Dieu, que ceux de la religion d'État, et qui ont d'autres pratiques religieuses (non sacrificielles) que celles de la religion d'État. On étudiera les édits de sacrifice général qui conduisirent aux persécutions contre les chrétiens.

  • Jeudis 3, 10, 17 et 24 novembre 2011, de 18h30 à 20h au bâtiment France - François de Polignac et Nicole Belayche (EPHE)

Qumrân : le mystère d’un site et des manuscrits de la Mer Morte

  • Cycle du soir en nov./déc.. 2011 à l’IESR – 6 mardis (18h30 / 20h)

  • Tarif normal : 96 € - Tarif réduit (voir le bulletin d’inscription) : 60 €

Nous examinerons les convergences et divergences entre les documents écrits, comme les manuscrits de la mer Morte, les œuvres de Flavius Josèphe et d’autres auteurs anciens et le site archéologique de Qumrân. Nous étudierons la vie communautaire ainsi que la pensée de Qumrân. Qui a écrit les manuscrits de la mer Morte ? Les grottes à manuscrits sont-elles des bibliothèques ? Sont-elles des abris provisoires ? Sont-elles des abris à rebuts ? Que nous apprennent aujourd’hui les archéologues sur les habitants du site de Khirbet Qumrân ? Leur vie était-elle régie par la « Règle de la Communauté » ? Quel lien y-a-t-il entre le site et les grottes à manuscrits ? Peut-on parler d’une ou de plusieurs communautés à Qumrân ? Esséniens ou Qumraniens : quel est l’état de la controverse ? La dernière séance, avec Arnaud Sérandour, abordera notamment la question « Jésus ou Jean-Baptiste étaient-ils esséniens ? »

  • Mardis 8, 15, 22, 29 novembre, 6 et 13 décembre 2011, de 18h30 à 20h, à l’IESR - Arnaud Sérandour (EPHE) et Claude Matlofsky (Institut universitaire Elie Wiesel, Paris)

Introduction à l’islam

  • Cycle en journée à l’IESR les mercredis 30 novembre et 7 décembre 2011 (9h30-12h30 / 14h-17h)

  • Tarif normal pour les deux journées : 78 € - Tarif réduit (voir le bulletin d’inscription) : 60 €

  • Tarif normal à la journée : 48 € - Tarif réduit (voir le bulletin d’inscription) : 30 €

Les deux journées sont une initiation à des aspects fondamentaux de l’islam : sa diversité, l’importance du Coran avec sa pensée juridique et théologique, la question des images et la situation de l’islam en France dans sa gestion locale.

  • Mercredi 30 novembre 2011 : 9h30-12h30 : Le juridique et le théologique dans le Coran (Lahcen Daaif, IRHT) – 14h-17h : Gestion publique de l’islam (Claire de Galembert, CNRS)

  • Mercredi 7 décembre 2011 : 9h30-12h30 : Diversité de l’islam (Mohammed Ali Amir-Moezzi, EPHE) – 14h-17h : Images en islam : manuscrits arabes, persans et turcs de la BnF(Annie Vernay-Nouri, BnF)

Introduction à l’anthropologie religieuse

  • Cycle du soir en janvier 2012 à l’IESR – 4 mardis (18h30 / 20h)

  • Tarif normal : 64 € - Tarif réduit (voir le bulletin d’inscription) : 40 €

Cette série de conférences a pour but de retracer l’histoire de l’anthropologie religieuse autour de quatre grandes étapes :

1- La naissance du comparatisme et l’objectivation de la croyance

Au XVIIIe siècle, les pratiques religieuses des peuples lointains découverts depuis le XVIe siècle ne relèvent plus seulement des catégories de l’idolâtrie, de la magie et du satanisme mais sont confrontées systématiquement aux religions polythéistes de l’Antiquité (Lafitau : Mœurs des sauvages amériquains comparées aux mœurs des premiers temps). Par ailleurs, la distinction entre foi et croyance établie par le philosophe Hume (Histoire naturelle de la religion) ouvre le champ à une histoire des religions relativement indépendante du christocentrisme.

2- La théorie du religieux de E.B. Tylor : l’animisme primordial et pérenne

Tylor, célèbre pour avoir fondé l’anthropologie sociale et pour avoir proposé une définition de la culture qui reste en usage aujourd’hui, propose une théorie psychologique et cognitive de la religion fondée sur la perception onirique d’un dédoublement de l’être. Il examine le devenir de cet « animisme » au fil des trois grandes époques de l’évolution humaine, fondant ses analyses sur le corpus ethnologique connu à son époque et sur le savoir des religions antiques. Les manifestations de ce socle fondamental de toute religion perdureraient jusqu’à nos jours sous forme de survivances.

3- Royauté sacrée et royauté divine de Frazer à l’époque moderne

À partir d’une interprétation audacieuse et iconoclaste de la crucifixion du Christ, J. Frazer (Le Rameau d’Or) avance une théorie des pouvoirs magico-religieux fondée sur la correspondance entre les cycles de la nature et le cycle de la vie humaine, incarnée par le prêtre-magicien, puis le roi sacré et enfin le roi divinisé. Le roi divin est ainsi mis à mort quand les forces qu’il incarne déclinent. Longtemps objet de critiques virulentes, cette théorie a reçu une confirmation surprenante dans des travaux africanistes récents (A. Adler).

4- Quelques développements récents en anthropologie religieuse

La multiplication d’études ethnographiques portant autant sur les peuples autochtones du monde que sur les pratiques populaires des pays occidentaux (et orientaux) modernes a amené les anthropologues à remettre en question le primat du texte sur le rituel, des formes savantes sur les formes populaires de religiosité, et à insister sur les orthopraxies plus que sur les orthodoxies. L’abolition de la distinction entre magie et religion, le réexamen et la réinvention de formes religieuses réputées « archaïques » comme le chamanisme ouvrent la possibilité de nouvelles théorisations du rituel.

  • Mardis 3, 10, 17 et 24 janvier 2012, de 18h30 à 20h, à l’IESR - Patrick Menget (EPHE)

Les fêtes dans le Talmud et la mystique juive

  • Cycle du soir en janvier 2012 à l’IESR – 4 lundis (18h30 / 20h)

  • Tarif normal : 64 € - Tarif réduit (voir le bulletin d’inscription) : 40 €

Ce séminaire abordera les divers aspects rituels et surtout symboliques des fêtes juives, en particulier :

Hanouka, la fête des lumières: lumière et ténèbres, leur opposition et complicité.

Pourim et le livre d’Esther: ivresse et perte des sens. Pulsion de vie et pulsion de mort (ce thème prolongera le séminaire 2011, confrontant les sources juives anciennes et la psychanalyse, mais il n’est pas nécessaire d’avoir suivi le séminaire 2011 pour comprendre ce qui sera dit dans le séminaire sur les fêtes).

Pessah, la Pâque juive : l’esclavage et la libération d’Égypte. Sens et dépassement de l’exil.

Chavouot, fête célébrant la révélation du Sinaï : loi et liberté, leur relation réciproque.

  • Lundis 9, 16, 23 et 30 janvier 2012, de 18h30 à 20h, à l’IESR - Bernard Paperon (Académie de Jérusalem des études juives)

Jésus dans tous ses états : approche historiographique

  • Cycle du soir en janv., fév. et mars 2012 à l’IESR – 8 jeudis (18h30 / 20h)

  • Tarif normal :128 € - Tarif réduit (voir le bulletin d’inscription) : 80 €

Les origines du christianisme sont enveloppées d’ombres et de légendes. Elles sont d’autant plus difficiles à approcher que les renseignements permettant de les connaître et de les reconstituer sont presque exclusivement chrétiens, contenus dans des documents postérieurs aux événements de quelques décennies ou plus, et de ce fait marqués par des relectures interprétatives. Contrairement à ce que les historiens comme les théologiens se sont imaginés durant longtemps, les « origines du christianisme » sont incompréhensibles si on ne les situe pas dans le cadre du judaïsme des Ier-IIe siècles. Comment en effet comprendre Jésus de Nazareth ou Pierre et Paul si l’on fait totalement abstraction du milieu dans lequel ils ont vécu et de la pensée dans laquelle ils ont été formés et ont évolué tout au long de leur existence ?

Le cycle de ces huit conférences, centré plus particulièrement sur Jésus de Nazareth, est une réévaluation historique de questions difficiles et délicates qui ont été trop souvent abordées de manière théologique.

  • 12 janvier 2012: La recherche historique sur Jésus : état des problèmes et des questions

  • 19 janvier : Jésus de Nazareth : chronologie, sources et méthodes

  • 26 janvier : Jésus de Nazareth : la vie, les actions et les paroles d’un prophète (1)

  • 2 février : Jésus de Nazareth : la vie, les actions et les paroles d’un prophète (2)

  • 9 février : Jésus de Nazareth : la mort d’un prophète, la résurrection et l’ascension d’un messie (1)

  • 16 février : Jésus de Nazareth : la mort d’un prophète, la résurrection et l’ascension d’un messie (2)

  • 8 mars : Jésus de Nazareth : les traditions de l’enfance d’un messie

  • 15 mars : Les titres de Jésus et la prophétologie/messianologie aux Ier-IIe siècles

Par Simon C. Mimouni (EPHE)

Les jurisprudences de la Cour européenne des droits de l’homme en matière de liberté religieuse, quelles tendances?

  • Cycle en journée à l’IESR le mercredi 25 janvier 2012 (9h30-12h30 / 14h-17h)

  • Tarif normal : 48 € - Tarif réduit (voir le bulletin d’inscription) : 30 €

Les conflits en matière religieuse sont en augmentation constante auprès de la CEDH depuis une vingtaine d’années et leur contenu autant que les réponses apportées par la Cour dessinent une géographie européenne de la liberté religieuse qui se précise tout en évoluant, comme l’a montré l’affaire des crucifix dans les écoles publiques en Italie, ayant donné lieu à deux jurisprudences opposées. Y-a-t-il une ou plusieurs philosophies de la Cour en matière de limites à la liberté religieuse, en matière de laïcité publique, en matière de protection des minorités religieuses ? Le cours tentera de donner des réponses claires et une prospective à ces questions.

Par Blandine Chélini-Pont (Aix-Marseille 3)

Jérusalem

  • Cycle en journée à l’IESR le mercredi 8 février 2012 (10h-12h / 13h-17h15)

  • Tarif normal : 48 € - Tarif réduit (voir le bulletin d’inscription) : 30 €

De par sa forte charge religieuse et symbolique, Jérusalem a joué à travers les siècles un rôle particulier dans les relations entre juifs, chrétiens et musulmans et a par ailleurs nourri les mémoires collectives et les imaginaires de ces communautés bien au-delà des frontières du Proche Orient. Cœur de plusieurs traditions religieuses dont elle abrite les principaux lieux saints, espace de contact entre différentes cultures, la ville constitue également un enjeu politique et national majeur qui pèse lourdement sur les conflits qui ont marqué, jusqu’à aujourd’hui, cette région du monde. Les conférences de cette journée reviendront ainsi sur les grandes périodes de l’histoire de la ville, de l’Antiquité à nos jours, mais aussi sur les représentations de cette dernière entretenues par les trois grandes traditions monothéistes.

  • 10h-12h : La constitution de la centralité de Jérusalem dans le judaïsme (Mireille Hadas-Lebel, Paris 4-Sorbonne, émérite)

  • 13h-15h : Au Moyen Âge : Jérusalem entre Islam et Chrétienté (Françoise Micheau,Paris 1-Panthéon Sorbonne)

  • 15h15-17h15 : Jérusalem depuis la fin du XIXe siècle : entre enjeux religieux et enjeux politiques(Stéphanie Laithier, IESR-EPHE)

Introduction à la Bible - I : la Bible hébraïque

Cycle en journée à l’IESR le mercredi 7 mars 2012 (9h30-12h30 / 14h-17h).

  • Tarif normal : 48 € - Tarif réduit (voir le bulletin d’inscription) : 30 €

Comment se repérer dans la Bible hébraïque ? Comment a-t-elle été constituée ? Quand et dans quels contextes s’est passée la mise par écrit des premiers textes bibliques ? Quelles sont leurs origines et leurs visées ? Autant de points de repère qui ont pour objectif de poser les fondements de la lecture de cette véritable bibliothèque qu’est la Bible hébraïque. L’enquête se fera, autant que possible, à partir d’exemples précis, montrant la formation du corpus ainsi que l’importance du phénomène de réécriture.

Par Colette Briffard (professeur de lettres et bibliste)

Europe et christianisme

Cycle en journée à l’IESR le mercredi 28 mars 2012 (9h30-12h30 / 14h-17h15)

  • Tarif normal : 48 € - Tarif réduit (voir le bulletin d’inscription) : 30 €

L’Europe est actuellement de plus en plus sécularisée et pluraliste. Toutefois, de par son histoire, elle a un lien fort avec le christianisme. Les conférences de cette journée visent à questionner ce lien en s’interrogeant, en particulier, sur les notions de conversion, de choix religieux et d’identité.

  • 9h30-11h : La notion de conversion dans l’Antiquité (Anna Van Den Kerchove, IESR-EPHE)

  • 11h-12h30 : Migration et choix religieux au haut Moyen Âge (Bruno Dumézil, Université Paris Ouest Nanterre-La Défense)

  • 14h-15h30 : En quoi le protestantisme façonne-t-il l’Europe à l’époque moderne ? (Hubert Bost, EPHE)

  • 15h45-17h15 : L’Europe et ses héritages religieux : contours et enjeux d’un débat (Jean-Paul Willaime, EPHE)

Introduction à la Bible - II : la Bible chrétienne

  • Cycle du soir en mai 2012 au bâtiment France – 3 jeudis (18h30 / 20h)

  • Tarif normal : 48 € - Tarif réduit (voir le bulletin d’inscription) : 30 €

Qui sont les auteurs du Nouveau Testament ? Quand et pourquoi les textes sacrés propres au christianisme ont-ils été rédigés ? Ce cycle se propose d’étudier la mise par écrit des textes inclus dans le Nouveau Testament, mais également le processus qui conduit à la canonisation.

  • Jeudis 3, 10 et 31 mai 2012, de 18h30 à 20h, au bâtiment France - Régis Burnet (Université de Louvain, Belgique)

Jérémie, prophète pour temps de malheur

  • Cycle du soir en mai/juin 2012 à l’IESR – 5 lundis (18h30 / 20h)

  • Tarif normal : 80 € - Tarif réduit (voir le bulletin d’inscription) : 50 €

La voix du prophète Jérémie retentit au milieu des tragiques événements politiques de la fin du VIIe siècle, qui débouchent sur la prise de Jérusalem en 587 et l’exil en Babylonie. Le livre qui porte son nom recueille pour partie cet héritage en des textes souvent provocants, témoins de la mission paradoxale confiée au prophète, dans lesquels s’exprime aussi une théologie qui en appelle au futur et à l’espérance depuis la nuit de l’histoire. À partir de l’étude d’un choix de textes, le cours se propose d’introduire à la lecture du livre et d’approcher la personnalité complexe de l’un des représentants majeurs de la prophétie scripturaire biblique.

  • Lundis 7, 14, 21 mai, 4 et 11 juin 2012, de 18h30 à 20h, à l’IESR - Anne-Marie Pelletier (professeur honoraire des Universités)

Référence du document

« Cours du soir et journées de formation en sciences religieuses (2011-2012) », IESR - Institut européen en sciences des religions, mis à jour le : 16/07/2012, URL : http://www.iesr.ephe.sorbonne.fr/index6564.html